« Le cycle, ce petit truc de rien, si mal perçu, notamment par la gent féminine, mérite aujourd’hui d’être connu et reconnu ! »
Lorsque j’ai annoncé la parution du livre PRIER AVEC LE CYCLE FEMININ, quelques hommes ont accueilli la nouvelle avec une joie inattendue. Leur enthousiasme m’a touchée. Car le cycle n’est pas seulement affaire de femmes : il est un mystère offert à l’humanité entière, un signe discret de l’œuvre de Dieu pour la femme mais aussi pour l’homme.
J’exprime particulièrement ma profonde gratitude à un moine bénédictin qui a accepté de confier à ce livre un commentaire spirituel et musical, inséré au cœur même de l’ouvrage. Signe tangible que le cycle de Marie, la conception virginale et la naissance de Jésus offrent à tous une matière féconde pour la contemplation.
Mais c’est à vous, chères lectrices fidèles, que je souhaite avant tout m’adresser au jour de la parution de cet ouvrage. Je désire vous envoyer un message de douceur et d’espérance, car je sais bien pourquoi vos réactions sont souvent plus mesurées. Vous qui vivez, et parfois subissez dans votre chair, la réalité d’un cycle qui fait si souvent souffrir.
Certaines d’entre vous, ayant lu Recevoir le féminin et Bien vivre le cycle féminin, m’interrogent avec délicatesse : ne vais-je pas tourner en rond ? Eh bien non. Il ne s’agit pas d’abuser d’un privilège féminin, mais d’une recherche fidèle. Lorsque le sujet d’une vie, pour moi, l’altérité du féminin et du masculin dans l’Église du Christ, nous habite profondément, on y revient avec les années, le regard transformé, enrichi par la prière, les lectures et les rencontres. Si plusieurs livres voient le jour, ce n’est pas par désir de « vendre du papier », mais parce que je vieillis, et que la Providence continue de m’offrir matière à avancer.
Pour cet ouvrage, je dois beaucoup aux religieuses. Grâce à leur confiance, à de nouvelles amitiés et à des échanges vrais, ce qui me semblait au départ trop intime s’est révélé profondément universel. Toute femme qui a un cycle – qu’elle en ait conscience ou non, qu’elle le veuille ou non -, si elle prie, prie avec son cycle. Ce sujet audacieux n’a encore jamais été abordé pour lui-même. Vous ne lirez donc ni un énième livre sur le cycle, ni un énième livre sur la prière, mais un ouvrage nouveau, qui ose briser un tabou : celui de croire que cycle et prière ne peuvent se vivre ensemble.
Par le cycle, une opportunité merveilleuse nous est donnée de grandir dans une intimité toujours plus profonde avec le Christ et d’entrer dans un chemin de conversion – sans pression. Je crois profondément qu’il n’y a pas d’espérance pour que la femme trouve pleinement sa place dans l’Église si elle ne reçoit pas de Dieu une connaissance d’elle-même, et du féminin cyclique, plus haute que celle que le monde lui propose aujourd’hui. Elle peut alors découvrir la beauté de son être, chérir ce qui lui est propre, entrer en elle-même et prier l’Hôte intérieur, Celui qui la connaît mieux que quiconque.
Gabrielle Vialla










