Il y a 180 ans, ce 19 septembre, à la Salette, dans nos montagnes, deux enfants, Mélanie et Maximin, rencontraient une femme en pleurs. Une mère qui appelle à revenir vers son Fils, à vivre les commandements de Dieu, à choisir la chasteté pour le bien de l’Église.
Bientôt, notre bon pape Léon viendra en France. Et depuis Jean-Paul II, quand un pape se rend en France, il honore Marie, dans nos cathédrales, au sanctuaire de Lourdes. Il y vient en pèlerin, nous rappelant à être nous-mêmes « de passage », à faire aimer Marie et l’Église.
Marie et l’Église. C’est un programme magnifique, mais qui demeure difficile.
Combien de catholiques, revenus au Vème siècle serait tentés aujourd’hui d’être des disciples de Nestorius ? Pour ce dernier, que Marie soit mère du Christ homme, c’était déjà bien suffisant.
Pourtant, au Concile d’Éphèse, en 431, l’Église confessa solennellement Marie comme Theotokos, Marie Mère de Dieu. Et l’anniversaire magnifique, universel de ce dogme marial, sera dans 5 ans. Il y a bien du travail d’ici-là pour redécouvrir le culte marial chez les Pères de l’Église, pour comprendre l’enjeu de ces mots que nous répétons dans le « je vous salue Marie ».
Alors, oui j’éprouve une tristesse dans certaines discussions, « solutions » sur la place des femmes dans l’Église, ou dans ce que nous nommons abusivement des abus, alors qu’il s’agit le plus souvent de scandales.
À la Salette, Marie pleure. Marie pleure beaucoup. Mélanie et Maximin ne prient « guère », ils connaissent guère la foi de l’Église.
Aujourd’hui encore, beaucoup de baptisés sont comme eux, occupés à leurs soucis, leurs vies. Combien ont conscience que pour l’Église, la différence sexuelle est magnifique, vocationnelle et non hiérarchique (réduite à la proximité de l’autel) ? Combien savent que le plus petit, l’enfant à naître, le plus blessé, le plus vulnérable, le plus mourant… est pour le Christ, le plus grand ? Que tout cela nous oblige !
Avec le pape, venons remettre à Marie, notre pays, nos pasteurs, nous-mêmes, pour que nous ayons moins peurs d’être de simples instruments, de libres messagers. Croyons que Notre-Dame accordera un renouvellement de la théologie de la femme, qu’elle accordera sa présence agissante pour ceux qui se battent « pour la vie », sa présence consolante pour les affligés.










