Soutenir Couplesaimants sur Instagram
Chers amis,
Sur Instagram,comme jeune foyer, vous désirez trouver et partager facilement de beaux témoignages sur l’amour conjugal, et de courtes formations anthropologiques. Comme pasteur, vous aimeriez que les fiancés continuent à être nourris en complément de la préparation au mariage. Comme parent, vous êtes conscient que vos grands jeunes y passent beaucoup de temps, or les messages sur la chasteté y sont vite ringardisés, et les pratiques intrinsèquement désordonnées banalisées.
OUI, vous êtes concernés par le nouveau projet!!
Suite à mon dernier message pour la création d’un compte Insta intitulé finalement CouplesAimants pour inclure les hommes 😉 (page FB, ou Insta), j’ai reçu de nombreuses réactions. Je voudrais remercier chaleureusement chacun de ceux qui ont pris le temps de m’écrire.
La Providence a permis qu’une petite équipe se mette en place.
Nous avons besoin de vous !!!
– De votre prière ! Merci à celles et ceux qui s’y sont engagés, et à ceux qui prieront régulièrement pour ceux qui nous liront, ceux qui témoigneront
– De votre implication en faisant connaître largement ce compte (page FB ou Insta) à vos fidèles, vos grands enfants ou filleuls. Si vous êtes de temps en temps sur les réseaux, venez commenter, liker, partager nos publications pour rendre les pages visibles. N’hésitez pas à proposer un témoignage, signé d’un ou deux prénoms.
– De votre générosité. Vous trouverez ici une cagnotte qui puisse permettre de couvrir un peu de matériel et de manque à gagner…
On attribue à Mère Teresa la réflexion que le Bon-Dieu est très riche en tout (talents, argent…) mais qu’Il n’a pas toujours accès à ce qui Lui appartient… 🙂
Que le Seigneur vous le rende au centuple !
Gabrielle Vialla
Mon témoignage sur Veritatis Splendor et « Marie-Do »
Je suis atterrée par le rapport de la Communauté Saint-Jean, rapport que je ne suis pas arrivée à lire entièrement. J’avais lu attentivement l’Affaire, lecture terrible mais nécessaire…
Je pense à tous les membres de la Famille Saint-Jean mais aussi à tous ceux qui en furent ou en sont proches, familialement ou amicalement. Je prie Dieu de nous accorder la consolation de sa Présence dans nos vies et la persévérance dans la recherche de la vérité.
Pendant ces dix dernières années, 2013-2023, décennie qui marque aussi les anniversaires de l’encyclique Veritatis splendor (1993) sur la conscience, j’ai longuement réfléchi sur mon histoire familiale et personnelle. L’écriture de la Chasteté puis d’Éduquer la conscience dès l’enfance est la partie visible de cette recherche.
En me confiant à une amie, je me suis rendu compte que j’avais omis un témoignage tout simple mais, à mes yeux, essentiel. Il touche à la nécessaire transmission de la morale liée à la foi dans nos paroisses, et aux repères à donner à nos enfants. Lorsque j’étais adolescente, dans les années 1990, mes parents étaient abonnés à l’Osservatore Romano. Un peu atypique, à 15 ans je découvrais ce journal, alors même que le saint pape expliquait les raisons de la parution de cette encyclique morale et du Catéchisme de l’Église catholique. J’en ai gardé cette impression étrange qui fait que pour moi les catéchèses de Jean-Paul II, ne sont pas seulement celles de la théologie du corps. Bref, à l’époque, en 1993 puis en 1995 avec Evangelium vitae, j’ai été pleinement consciente d’une dissonance entre ces encycliques limpides de Jean-Paul II et un enseignement de Marie-Dominique Philippe pour le moins confus ou absent sur ces sujets. Ce fut l’occasion d’une souffrance inavouable et d’un des casse-têtes dont je parle dans l’Avant-Propos de mon dernier ouvrage, écrit il y a plus d’un an.
Toujours est-il que l’élément le plus massif de Veritatis Splendor, « il existe des actes intrinsèquement mauvais », fut pour moi un repère incontestable de discernement, dans les différents lieux où je suis passée. L’Écriture nous dit que Dieu « veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la pleine connaissance de la vérité. » (1Tm 2, 4). (1)
Je précise de façon simple ce que j’avais compris en 1993 et que j’enseigne à mes adolescents : dire qu’il existe des actes intrinsèquement mauvais ne signifie jamais juger les personnes. Seul Dieu connaît vraiment les circonstances et les intentions. Contrairement à ce qu’il est de bon ton de dire aujourd’hui quand on veut tout changer ou ne rien faire, l’enseignement moral traditionnel ne colle pas sur la personne une étiquette la réduisant à son acte, mais au contraire précise : « une personne ayant commis… ». Ainsi il permet à la personne de ne pas rester prisonnière de ses méfaits. L’Église, comme le Christ, attend que nos nombreux péchés soient pardonnés parce que nous avons, avec sa grâce, su reconnaître en Lui la Vérité… Oui, rappeler qu’« il y a des actes qui, en eux-mêmes et par eux-mêmes, sont irrémédiablement mauvais », c’est transmettre qu’il y a des actes incompatibles avec la dignité personnelle de tout homme, rappeler que la liberté grandit dans l’adhésion à la Vérité, et non dans son rejet. Voilà « les premiers secours » face à toute manipulation, tyrannie. Ce n’est certainement pas un hasard si les auteurs de cette encyclique, Jean-Paul II avec l’aide du cardinal Ratzinger, futur pape Benoît XVI, ont subi dans leur histoire personnelle les pires totalitarismes du XXe siècle. Je vous conseille, pour illustrer cela, la biographie fleuve Benoît XVI, une vie de Peter Seewald. Une magnifique lecture de vacances. La doctrine de l’Église, avec des préceptes qui interdisent les actes intrinsèquement mauvais, bien loin d’être d’une intolérable intransigeance, est au contraire, en réalité, pleinement éducatrice, capable de prévenir des souffrances en cascade, des effondrements communautaires et sociaux. Il est temps que la génération Jean-Paul II reconnaisse les anticorps contenus dans Veritatis Splendor, redécouvre la formation de la conscience morale et spirituelle pour elle-même et ses enfants !
Gabrielle Vialla
(1) On peut lire aussi 2Th 2, 10-13. Il y a un lien entre le Salut et la vérité. Le Catéchisme nous l’explique : « Dieu veut le salut de tous par la connaissance de la vérité. Le salut se trouve dans la vérité » (CEC §851)
Méthodes naturelles : on nous ment !
Je vous prie d’excuser un vocabulaire inhabituel. J’ai voulu rendre la situation et les propos de mon mieux.
M’intéressant à l’univers de mes grandes filles, je me suis inscrite, il y a quelques temps déjà, sur Instagram. Je regarde quelques comptes dont celui d’une jeune femme dynamique, aimant le Seigneur et voulant Le faire connaître. Au milieu de diverses considérations – coiffures de mariage, pause café et achat de poussette -, elle témoigne du bénédicité, de la prière conjugale ou des méthodes naturelles. Merci!
Seulement, un matin, poussée par je ne sais quel mauvais augure, j’ai commencé à écouter son live avec Laurène du compte « Emancipée ». Pour vous donner un ordre d’idée de l’audience touchée par ces instagrameuses, le compte de Laurène affiche 83k. L’autre, essentiellement des catholiques, 17k . Un potentiel de 100 000 couples.
Laurène connait sa physiologie. Rien à dire. Elle est souriante, pédagogue et rassurante. On sent qu’elle vit son cycle, cela donne du crédit et du poids à sa parole. C’est entraînant… Seulement très vite, nous voici ballottés en pleine confusion, dans un univers où tout est placé sur le même plan. S’il s’agit des diverses méthodes, pourquoi pas, mais nous apprenons d’elle que « faire l’amour, ce n’est pas éjaculer dans le vagin de sa femme. » Et de nous renvoyer vers les sexologues qui savent mieux en parler, dit-elle. Son discours est bien rôdé. Avec « émancipées », grâce à elle et selon elle, les méthodes naturelles « ne sont plus jamais l’objet de la moindre plainte de frustration ».
À la jeune maman « émancipée » qui vivrait un combat humain bien normal – puisque parvenir à une sexualité qui dit vrai, qui humanise, demande des efforts -, eh bien Laurène incite à « être open ». Si la jeune maman vit quelques difficultés à s’ajuster avec son époux, elle doit s’inscrire au « club de sérénité ». Selon le niveau plus ou moins « coincé » de l’audimat, la charmante vendeuse explique qu’en période fertile il s’agit de « se donner plein de plaisir en dehors d’une pénétration vaginale non protégée ». Je vous épargne les détails. Pour les moins créatifs elle décrit une vieille solution: « On peut utiliser le préservatif, le diaphragme ! » Pas plus original que le grappin finalement…
Malheureusement la jeune femme en face d’elle, rougissante, n’a pas su réagir. Elle a oublié de rappeler qu’homme et femme nous sommes créés par Dieu et que nous n’échappons pas à son Regard. Regard d’amour qui ne veut que notre bonheur. Plus simplement, la sexualité n’échappe pas à l’anthropologie, au sens de notre être, du corps, de la dignité de la personne.
Mais que répondre à la question qui reste : Comment gérer la frustration de la continence en période fertile ?
Tout d’abord, le vécu de la sexualité conjugale est certes l’expérience de la joie et du plaisir mais aussi celui de notre condition, limitée, vulnérable, et pécheresse.
Ensuite, nous avons à apprendre. Nous devons accepter de nous laisser enseigner par les témoignages, lectures, et accompagnement sur le cycle. Encore faut-il que les éléments beaux et constructifs existent, soient accessibles sans mélange. Et là notre responsabilité n’est-elle pas importante ? Pour les catholiques, bien sûr il est nécessaire de rappeler que les sacrements et la prière ne sont pas étrangers à ce combat, qui est aussi spirituel. Il ne s’agit pas d’être parfaits mais de recevoir et de témoigner de la vérité.
Enfin, tout en continuant à nous former toujours, nous avons à écouter notre conscience, en sachant que celle-ci s’affine quand on adhère au bien, qu’elle s’endurcit par de progressives compromissions. Un bon livre est sorti récemment sur le sujet. En bref, il ne s’agit pas de se trouver un gourou qui dicte notre attitude dans le lit conjugal mais de choisir le bonheur et la liberté intérieure.
Je vous livre un diagnostic sans filtre. Notre problème comme catholiques n’est pas d’être « coincés » mais « naïfs » et « frileux ».
Naïfs : Bien que censés croire au dogme du péché originel, nous avons comme un aveuglement et nous refusons de voir que de bons moyens peuvent être détournés de leur fin, chez nous et chez autrui. Il est, semble-t-il de notre devoir de prévenir (d’abord nos jeunes ayant un portable) qu’une personne qui promeut les méthodes naturelles ou le cycle peut aussi « vendre » la contraception ou des pratiques, outils intrinsèquement désordonnés. De même que le fait de pratiquer une méthode naturelle, ou de vivre un célibat subi ou consenti pour Dieu, ne nous dispense pas de reconnaître des fautes contre la chasteté et de nous en confesser. La dictature du relativisme est une réalité, et comme dictature sournoise pour les consciences, elle fait de très nombreuses victimes.
Frileux : Ayant la possibilité de puiser aux dons du St Esprit, nous manquons pourtant sérieusement de confiance dans les ressources que nous avons, négligeant de les transmettre, et fragilisant nos familles par la même occasion.
Le traitement est connu. Recherche de la vérité en tout. Reconnaissance de nos limites, de nos péchés. Amour des personnes.
Gabrielle Vialla
PS: ANNONCE je cherche 2 ou 3 collaboratrices pour un projet : un compte couplesaimants sur Instagram. Ce compte aurait pour but de répondre aux questions des jeunes femmes avec les seules réponses anthropologiques qui soient respectueuses de nos dignités de filles de Dieu. Pour « postuler » il suffit de répondre à cette newsletter, d’être convaincue de l’importance du sujet, de partager la ligne éditoriale donnée par ce message, de connaître et publier déjà sur Instagram pour d’autres raisons, d’y passer un temps très raisonnable. Il s’agit de vulgariser un trésor. Par là même, celles qui s’y mettront, le connaîtront davantage 😉 Seulement pour commencer nous devons être 4 ou 5 afin que le temps accordé soit compatible avec le devoir d’état, un autre apostolat « dans la vraie vie » idéalement proche du sujet. Ne craignez pas de nous rejoindre (une amie est déjà partante) Si vous manquez de confiance en vous, ce n’est pas un souci mais l’occasion d’exercer vos talents, d’être accompagnée en restant anonyme tant que vous le désirez.
La fabrique de la duplicité
Pour un grand nombre de personnes, il est temps de faire évoluer la morale sexuelle afin qu’elle réponde enfin aux fragilités comme aux attentes contemporaines. Peut-être quelquefois sommes-nous sensibles à cette tentation?
L’intention est-elle vraiment sympathique ?
Une morale sexuelle amendée aurait le mérite d’être accessible au plus grand nombre. Si elle pouvait même être accessible à tout le monde, sans remise en cause personnelle ce serait l’idéal. « La passion, le désir et le sexe contre la raison, l’amour et la morale ? Cela sonne parfois un peu comme s’il y avait soit une vie pécheresse, guidée par l’instinct et déraisonnable, soit l’idéal de l’amour pur », explique ainsi le cardinal Marx.
Voilà un peu la tactique : on explique au bon peuple catholique que s’il y a eu des abus sexuels et une si stupéfiante duplicité chez les pasteurs, c’est parce que la morale catholique reposerait non sur une loi universelle et objective, inscrite en nous, mais sur un système de type manichéen où le bien ne serait réservé qu’aux seuls purs, les autres n’y ayant pas accès. Le manichéisme a pourtant toujours été rejeté par l’Église catholique comme une hérésie.
Il faudrait donc qu’à chaque époque quelques « sachants » s’emploient à rendre la loi morale adaptable à leurs contemporains. Quitte à la rendre difficilement lisible par tout un chacun.
Comme tout cela est bien pratique…
Les archives et le travail historique relaté dans l’Affaire Philippe – oui j’ai lu le livre aux éditions du Cerf – montrent pourtant une énième fois avec douleur et cruauté, qu’une morale « adaptée à sa vision de la foi » par celui qui a l’autorité, devient ipso facto la fabrique de sa propre duplicité et la condition de l’abus.
Que l’on nous promette encore une fois des réformes nécessaires. Soit. C’est très bien. Mais que l’on nous promette un amour chrétien facile et indolore… c’est vraiment nous prendre pour des idiots.
Je gage, moi, qu’il reste ici ou là du bon sens. Associé à un certain ras le bol avouons-le.
Puisque le récent film du Puy du Fou Vaincre ou mourir met à l’honneur la figure droite, bien que non sans complexité, d’Athanase de Charette, qu’on me permette de redire à sa manière que toutes ces belles nouveautés risquent fort d’être vieilles comme le monde, tout comme la ruse de celui qui veut se soustraire au don pour accaparer.
La réalité de toute vie est qu’elle n’échappe pas à d’inhérentes tensions entre le désir de bonheur et les aléas, circonstances, limites, souffrances de l’existence concrète. La tension entre le bien perçu et la difficulté à le mettre en pratique traverse toute conscience humaine. (Rm 7 14-22)
La bonne nouvelle est que c’est justement cette disproportion entre la loi et nos capacités humaines qui éveille notre désir de la grâce, qui nous rappelle sans cesse la vérité du Salut par le Christ, la nécessité de vivre des sacrements et de l’Église du Christ.
« Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut. » (2Co 6, 2) N’est-ce pas le bon moment pour demander une foi simple, qui ne s’effraie pas des exigences de l’amour, qui accepte les aides humaines et spirituelles pour grandir dans la vie morale ? Voilà ce qui permet de garder le cœur jeune, de la jeunesse de Dieu, dont nous avons grand besoin !
Gabrielle Vialla
(détail: Odilon Redon, Christ en Croix)
Congrès Humanae Vitae à Rome
Interview d’Aude Dugast, coordinatrice du Congrès pour la France
1/ Pourquoi faut-il encore parler d’Humanae Vitae en 2023 ?
C’est une bonne question. Je me dis parfois : « soit c’est comique, soit c’est prophétique de faire en 2023 un congrès sur Humanae Vitae !» Cela paraît tellement décalé que c’en est comique. Mais c’est justement ce décalage tragi-comique qui est prophétique. En regardant de plus près la situation, on s’aperçoit que les difficultés de beaucoup de couples, de jeunes, les scandales à répétition, et même l’enchaînement incessant des transgressions sur le plan de la bioéthique, s’enracinent dans une sexualité désordonnée, une sexualité sans chasteté, or Humanae Vitae justement, nous rappelle les fondements anthropologiques de la sexualité. Si l’on voit Humanae vitae seulement comme un interdit de la contraception on passe à côté de la profondeur du message. En rappelant le lien indissoluble entre sexualité et procréation, l’Eglise nous invite à redécouvrir le sens intime de la sexualité et rappelle la beauté de l’amour humain responsable. C’est très intéressant de voir d’ailleurs combien ce message peut être reçu favorablement par des jeunes très éloignés de l’Eglise mais qui, conscients que le modèle du ‘jouir sans entrave’ a failli, cherchent des pistes pour vivre un amour durable.
Une autre raison, essentielle, et qui explique pourquoi la Fondation Jérôme Lejeune est partenaire de ce Congrès* est l’enjeu bioéthique. Si l’on dissocie la sexualité de la procréation, alors, par effet miroir, on peut dissocier la procréation de la sexualité. C’est donc l’ouverture à la PMA, aux embryons dits surnuméraires, à la recherche sur l’embryon, et pourquoi pas le clonage, et bien sûr aux mères porteuses… Par un jeu de poupées russes, si Humanae Vitae saute, tous les verrous éthiques disparaissent tôt ou tard.Humanae Vitae est un document fondateur pour assurer le respect de la vie humaine dès son commencement et il nous semble urgent de le redécouvrir. Il a une portée sociale essentielle. Ce Congrès veut favoriser une prise de conscience que l’encyclique Humanae Vitae est le verrou protégeant la dignité de la vie humaine, le premier rempart, indispensable, contre la manipulation de la vie humaine.
2/ Qui sera à Rome en mai ?
Couples et médecins, prêtres et éducateurs, philosophes et théologiens du monde entier (Etats-Unis, Afrique, Egypte, Espagne, Italie, France, etc.) nous offriront des conférences et des tables rondes, dans une approche à la fois académique et grand public. Toutes les conférences seront traduites en 4 langues, donc pas d’inquiétude pour les français ! Cet échange d’expérience et de réflexion est très enrichissant et je sais déjà que des témoignages de jeunes étrangers étonneront plus d’un français… Ce qui nous semble impossible ici, semble évident ailleurs… Cela fait réfléchir.
Enfin, le Cardinal Zuppi, Président de la Conférence épiscopale italienne, introduira le Congrès et le Cardinal Ladaria, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, donnera la conférence introductive. C’est une grande marque d’attention qui nous honore.
3/ Nous sommes parents de jeunes enfants et formateurs RNN, cela est-il intéressant pour nous ? Je dirais même que vous êtes les invités d’honneur du Congrès. La RNN s’inscrit évidemment dans une réflexion sur le sens de la sexualité et je crois sincèrement que ce Congrès est un moment assez exceptionnel pour approfondir notre réflexion, par la qualité et l’expérience des intervenants venant du monde entier. En réfléchissant aussi bien sur les fondements que sur les difficultés concrètes, et en écoutant les témoignages des couples et des médecins. Comme par exemple vendredi 19 mai : une table ronde avec des couples sur : Les difficultés et la beauté de l’amour conjugal vécu conformément à Humanae Vitae et dans l’ouverture à la vie, puis un exposé médicald’un gynécologue obstétricien : Qu’est-ce que la contraception ? Explication médicale : mécanisme, effets, conséquences psychologiques et écologiques. (cf le programme complet : www.congreshumanaevitae.org )
4/ Comme prêtre cela peut-il m’aider à trouver le ton juste en préparation au mariage ?
Ce Congrès est fait pour ça. Pour s’informer, se former et s’enrichir sur ce sujet délicat mais si beau, sur lequel, finalement, nous sommes très peu formés. Il y a même une table ronde prévue pour vous vendredi après-midi : Expériences pastorales. Idées à développer ! Car à l’évidence votre situation n’est pas facile. Vous êtes si souvent confrontés à des situations complexes, sans avoir toujours à portée d’esprit les éléments anthropologiques, théologiques et médicaux, et les retours d’expérience nécessaires pour pouvoir en parler aux couples avec aisance. C’est l’enjeu de ce Congrès : réannoncer la beauté et le caractère prophétique d’Humanae Vitae, nous aider à en cueillir toute la saveur, grâce notamment aux théologiens, aux médecins et aux couples qui interviendront, pour pouvoir ensuite participer à son annonce audacieuse et prophétique. Si Humanae Vite est effectivement la clef du respect de l’amour et de la vie humaine, l’enjeu n’est pas minime… Il est essentiel. Il est radical.
Toutes les infos (programme, inscription) sur www.congreshumanaevitae.org
Congrès en 4 langues, dont le français. Réservez votre date (et prévoyez votre billet d’avion et logement car le WE de l’Ascension est très chargé à Rome) !
Horaires du Congrès :
Vendredi 19 mai, 8h30-19h
Samedi 20 mai, 9h-13h
*Ce Congrès est organisé par la Chaire internationale de Bioéthique Jérôme Lejeune, en partenariat avec la FIAMC (Fédération internationale des Médecins catholiques), la FAFCE (Fédération des Associations familiales catholiques d’Europe), les AFC, l’Association des Amis du Pr Jérôme Lejeune, la Fondation Jérôme Lejeune, et plusieurs universités ou organisations internationales.
Eduquer la conscience dès l’enfance – revue de presse
RCF : La conscience : un chemin de croissance vers Dieu. Interview de Gabrielle Vialla par Yves Thibaut de Maisières
Radio Courtoisie : Libre journal de la transmission avec Valérie d’Aubigny (pour les abonnés de Radio Courtoisie)
Famille Chrétienne:
La Nef:

Enseignement Catholique Actualités:

TV Libertés:
En librairie, sur Amazon où vous pouvez feuilleter les premières pages, Fnac, la Procure, le Barroux, l’Emmanuel, Livres en Famille…
Voir la 4e de couverture
Affaire Philippe
Chers amis,
Je suis horrifiée par les faits relatés dans le rapport de l’Arche. Si je n’ai encore jamais parlé publiquement de ce scandale alors que je me suis exprimée sur d’autres, ce n’est pas par déni ou par indifférence face à la gravité et l’abject. C’est simplement qu’en raison d’une proximité avec les pères Philippe, j’ai été trop impactée. Comme je l’écris dans mon dernier ouvrage, j’ai fait dans ma vie personnelle un long travail pour démêler ma foi au Christ, des scories qu’on y a adjointes.
À toi l’ami qui est écœuré ou qui a été proche par le sang ou par l’emprise d’un prêtre abuseur, si tu le permets, je te fais cette supplique: ne te laisse pas couper pas les ailes. Ne nous laissons pas couper les ailes !
Certes, comme moi, il y a peut-être du plomb en elles. Nous l’avons compris dans la douleur: Dieu n’a pas besoin de nous. Parce qu’Il est Dieu. Le Sauveur c’est le Christ. Seulement, voilà, dans sa délicatesse, Il nous appelle, quémande notre vol, nous fortifie. À notre tour, nous ne jouerons pas à l’Aigle. Ceux qui ont cru l’être, dans leur arrogance, ont pour d’autres masqué le Soleil. Nous, notre ambition c’est juste de nous dorer les ailes. Nos blessures, les réchauffer à Son amour. Avec Lui, n’ayons plus peur de notre liberté d’enfants adoptifs du Père (Mt 23,9).
Comptant sur votre aide maternelle, nous vous présentons nos misères, nous désirons vous rendre honneur et réparation, à vous Mère de Dieu, Immaculée Conception, toujours Vierge Marie.
Gabrielle Vialla
Veritatis Splendor pour 2023!
En ce début d’année, j’ai eu la joie profonde de me rendre avec mon époux à l’enterrement du bien aimé pape Benoît XVI. Nous y avons remercié Dieu pour toute la personne de Joseph Ratzinger, son enseignement comme son exemple.
Nous avons demandé pour nous-mêmes et pour vous tous, engagés dans l’apostolat de la famille et de la vie, des grâces de fidélité. Que nous ne nous laissions pas effrayer face à la désertification, à l’ampleur de nos tâches, de nos épreuves et de nos pauvretés.
De fait j’avais décidé d’accompagner ces traditionnels vœux de santé humaine et spirituelle par une évocation de Veritatis Splendor, encyclique dont nous fêtons l’anniversaire cette année, 1993-2023 !
Comme les spécialistes disent qu’on lit beaucoup Joseph Ratzinger dans cette admirable encyclique, il s’agit bien de ma part d’un hommage caché.
Mesurons nous le cadeau de l’enseignement de ces deux papes de l’éducation de la conscience que sont Jean-Paul II et Benoît XVI?
Le pape François, à son tour, nous demande très souvent d’exercer notre discernement. Cela est bien nécessaire pour l’attention à chaque personne et à chaque situation particulière. Il convient pour y arriver de garder le précieux héritage de ses deux prédécesseurs.
Voici ce que Jean-Paul II disait en 1993 lors d’une catéchèse pour présenter Veritatis Splendor:
« De tous les êtres du monde visible, seul l’homme ne se limite pas à exister, mais sait aussi qu’il existe, grâce à l’intelligence avec laquelle il « participe à la lumière de la pensée de Dieu ». Et c’est ainsi que saint Augustin a pu écrire : « Retourne à toi-même ; c’est dans l’homme intérieur qu’habite la vérité ».
Parmi les richesses de cette intériorité de l’être humain, un élément essentiel est la conscience morale. En elle se manifeste « une loi qui le pousse à aimer, à faire le bien et à éviter le mal » (Gaudium et Spes). Cette prise de conscience se situe au plus profond de la personne, là où s’enracinent non seulement la responsabilité morale, mais l’expérience religieuse elle-même. A ce propos, le Concile nous a rappelé : « La conscience est le centre le plus secret de l’homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où sa voix se fait entendre ».
Dans la récente encyclique Veritatis Splendor, lorsque j’ai réaffirmé la désirabilité et l’universalité de la loi morale, je n’ai pas manqué de souligner la valeur centrale de la conscience.
En réalité, la loi morale et la conscience ne sont pas des alternatives.
Comme toutes les choses humaines, même la conscience peut enregistrer des échecs, rencontrer des illusions et des erreurs. C’est une voix délicate, qui peut être submergée par une vie bruyante et distraite, ou presque étouffée par une longue et grave habitude du vice.
La conscience a besoin d’être cultivée et éduquée et la voie privilégiée de sa formation, du moins pour ceux qui ont la grâce de la foi, est la confrontation avec la Révélation biblique de la loi morale, interprétée avec autorité, avec l’aide de l’Esprit Saint, par le Magistère de l’Église.
Chers amis, si nous voulons un modèle de conscience mûre, tournons-nous vers Marie. […] Que Marie nous obtienne donc, par son intercession maternelle, une conscience vigilante et docile au souffle de l’Esprit divin. »
Je conclus en vous partageant simplement ma gratitude intérieure de voir paraître mon ouvrage sur la conscience ce 18 janvier 2023.
Je n’avais pas prévu ni cherché à commenter Veritatis Splendor en particulier. C’est a posteriori en découvrant cette catéchèse de Jean-Paul II que je peux rendre grâce. Il se trouve que providentiellement, elle illustre vraiment le sujet.
En attendant, je l’espère, que les théologiens, les philosophes, et les pasteurs nous offrent à leur tour de plus savants et profonds commentaires… surtout que Veritatis Splendor ne soit pas oubliée cette année !
Gabrielle Vialla
Santo Subito!
Recevoir le féminin est une expression de Joseph Ratzinger avant d’être le titre d’un de mes ouvrages. Benoît XVI est mort samedi matin à l’heure de la messe, en la veille de la Solennité de Marie, Mère de Dieu, et ce n’est pas un hasard mais bien un signe de la Providence.
Le regard que Benoît XVI porte sur Notre-Dame est tout monastique. Ce regard est d’abord distant et respectueux. Ces termes vous paraîtront peut-être froids. En réalité cette distance et ce respect sont l’écrin de la sensibilité afin d’envelopper dans le silence un amour ardent. Il ne s’agit jamais chez Ratzinger, de projeter sur la femme une image idéalisée, désincarnée, forcément réductrice et déformée, susceptible de faire perdre ses lettres de noblesse à la mariologie. Bien au contraire, il convient d’y mettre toute notre intelligence, au service de la foi.
Il ne s’agit pas pour Ratzinger de savoir ce que fait ou doit faire la femme, mais de ce qu’elle est pour Dieu. C’est en contemplant la foi de Marie, ce que Dieu nous donne par elle, que nous mesurons la profondeur de l’amour trinitaire.Les femmes de l’Ancien ou du Nouveau testament, comme les grandes figures féminines de l’histoire de l’Eglise, à l’instar d’Hildegarde de Bingen qu’il nous donna comme docteur ne sont pas éclipsées, ni réduites à de tristes copies. Au contraire, leurs personnalités riches et généreuses deviennent avec le pape Benoît XVI une source intarrissable pour la théologie de la femme. Recevoir le féminin n’est pas une mince affaire. C’est vers le Christ-Époux que nous devons nous tourner pour en saisir toute l’exigence.
Si par la biologie nous tenons du père d’être homme ou femme, avec le pape Benoît XVI, nous pouvons saisir comment la paternité spirituelle, respectueuse et distante, rappelle à ses enfants que nous recevons notre être de notre Père du Ciel et qu’après avoir bien travaillé à Le connaître et à L’aimer, nous devons tout Lui remettre.
Gabrielle Vialla
Éduquer la conscience dès l’enfance
Éduquer la conscience dès l’enfance, Gabrielle Vialla, vient de paraître aux éd. Artège
Dans tout casse-tête, une fois qu’on a la solution, c’est très facile. En amont, c’est une autre affaire. Il en va de même pour la question de la conscience. À l’âge adulte, nous nous sommes tous interrogés : Que dois-je à ma famille, à l’Église, à l’avis personnel ou simplement à la force de conviction de tel pasteur, de telle personne ? Qu’est-ce que je désire à mon tour transmettre ? Ou ne pas reproduire ? La solution pour y répondre est de s’intéresser à la formation de la conscience dès le premier âge.
S’appuyant sur une riche tradition, illustrée par de nombreux exemples, Gabrielle Vialla nous permet de comprendre l’œuvre de la conscience au quotidien et l’action que Dieu accomplit aux différents âges de la vie. Ayant manqué trop souvent d’enseignements clairs sur ce sujet, de repères solides et d’accompagnements bienveillants, de nombreux adultes percevront davantage leur responsabilité vis-à-vis des jeunes générations.
Et si la conscience, le premier de tous les vicaires du Christ selon les mots du cardinal Newman, devenait notre meilleure alliée éducative ?
21 x 13 cm, 224 p. ISBN 979-1033613763, 16.90 €
En librairie, sur Amazon où vous pouvez feuilleter les premières pages, Fnac, la Procure, le Barroux, l’Emmanuel, Livres en Famille…
On en parle dans Famille Chrétienne, la Nef, sur TV Libertés, Radio Courtoisie, RCF Belgique; dans deux séries d’émissions « Des clés pour vivre » sur Radio Présence.
Voir le plan de l’ouvrage ; une interview
Webinaire le 9 mars 2023 qu’on peut revoir en s’inscrivant ici. Code invité : ENFANT




















