Chers amis,
Au début d’une nouvelle année, nous aimons échanger des vœux, comme si le temps, revenu à son point de départ, nous était à nouveau confié. Lorsqu’il n’est pas remis à Dieu dans la prière, il demeure un simple rythme biologique : alternance des jours, succession des saisons. Le temps ne devient vraiment humain que lorsqu’il est reçu, et non seulement compté.
Chaque année civile s’ouvre sous le regard de Marie. Ce n’est pas un hasard.
L’année liturgique se déploie elle aussi selon un rythme propre. Entre le 25 mars l’Annonciation et le 25 décembre la Nativité, entre l’attente d’Élisabeth et la joie de la Visitation, l’Église fait mémoire d’un salut qui passe aussi par les chemins lents et incarnés du corps des femmes. Sans les nommer, elle honore les cycles féminins : capacité d’attente, de don, lieu d’altérité féconde où Dieu peut venir demeurer.
C’est dans cette lumière que je vous confie mon nouvel ouvrage Prier avec le Cycle Féminin, qui paraîtra en librairie le 21 janvier, que vous pouvez précommander dès maintenant. Il est né d’une conviction simple : le cycle féminin n’est pas un empêchement à la vie spirituelle, mais un lieu possible de rencontre avec Dieu. Le Christ n’est pas venu contourner ces rythmes ; il est venu les habiter. Il est venu au monde à travers un humble cycle féminin. Dans l’Évangile, il s’est aussi laissé approcher par une femme souffrant de son cycle (la femme hémorroïsse). Aujourd’hui encore, il désire être invité dans nos vies, jusque dans ce qui demeure fragile ou blessé.
Je vous souhaite une année reçue comme un don, habitée par la prière, et offerte, jour après jour, à Celui qui fait toutes choses nouvelles.
Avec mes vœux fraternels,
Gabrielle Vialla










